05/01/2012

"Roule Galette" : un conte à écouter et à lire


En janvier 2000 c'était le 50ème anniversaire de Roule Galette . Une histoire toujours d'actualité au mois de janvier pour les festivités de l'épiphanie .

Voilà le texte du conte :

Roule galette

Dans une petite maison, tout près de la forêt, vivaient un vieux et une vieille.

Un jour, le vieux dit à la vieille :

- J’aimerais bien manger une galette...

- Je pourrais t’en faire une, répond la vieille, si seulement j'avais de la farine

- On va bien en trouver un peu, dit le vieux : monte au granier balaie le plancher , tu trouveras sûrement des grains de blé

- C’est une idée, dit la vieille, qui monte au grenier , balaie le plancher et ramasse les grains de blé

Avec les grains de blé elle fait de la farine ; avec la farine elle fait une galette et puis elle met la galette à cuire au four.

Et voilà la galette cuite. "Elle est trop chaude ! crie le vieux. Il faut la mettre à refroidir !"

Et la vieille pose la galette sur la fenêtre. Au bout d'un moment la galette commence à s'ennuyer. Tout doucement elle se laisse glisser du rebord de la fenêtre , tombe dans le jardin et continue son chemin.

Elle roule, elle roule toujours plus loin ... Et voilà qu'elle rencontre un lapin.

- Galette, galette, je vais te manger, crie le lapin

- Non, dit la galette, écoute plutôt ma petite chanson. Et le lapin dresse ses longues oreilles :

Je suis la galette, la galette,
Je suis faite avec le blé ramassé dans le grenier.
On m’a mise à refroidir, mais j’ai mieux aimé courir !
Attrape-moi si tu peux !


Et elle se sauve si vite si vite qu’elle disparaît dans la fôret.

Elle roule, elle roule dans le sentier, et voilà qu’elle retrouve le loup gris.

- Galette, galette, je vais te manger dit le loup.

- Non, non, dit la galette ; écoute ma petite chanson.

Je suis la galette, la galette,
Je suis faite avec le blé ramassé dans le grenier.
On m’a mise à refroidir,
Mais j’ai mieux aimé courir !
Attrape-moi si tu peux !


Et elle se sauve si vite, si vite que le loup ne peut  la rattraper.

Elle court, elle court dans la forêt et voilà qu’elle rencontre un gros ours .

- Galette, galette, je vais te manger . Grogne l’ours de sa grosse voix.

- Non, non, dit la galette ; écoute plutôt ma chanson !

Je suis la galette, la galette,
Je suis faite avec le blé ramassé dans le grenier.
On m’a mise à refroidir,
Mais j’ai mieux aimé courir !
Attrape-moi si tu peux !


Et elle se sauve si vite, si vite que l’ours ne peut pas la retenir

Elle roule, elle roule encore plus loin et voilà qu’elle rencontre le renard.

- Bonjour, galette, dit le malin renard. Comme tu es ronde , comme tu es blonde !

La galette, toute fière, chante sa petite chanson, et pendant ce temps , le renard se rapproche , se rapproche, et quand il est tout près, tout près , il demande :

- Qu’est-ce que tu chantes, galette ? . Je suis vieux , je suis sourd , je voudrais bien t'entendre . Qu'est-ce que tu chantes ?

Pour mieux se faire entendre, la galette saute sur le nez du renard, et de sa petite voix elle commence

 
Je suis la galette, la galette,
Je suis faite avec le ...


Mais, HAM !... le renard l’avait mangée.


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Regardez l'épisode de la série d'animation du Père Castor - Roule Galette



Le saviez vous ?

Les histoires du Père Castor ont émerveillé de nombreuses générations d’enfants grâce à ses superbes albums dessinés puis ses dessins animés diffusés à la télé.

Mais savez-vous comment est né Père Castor ?

C’est dans les années 1930 que Paul Faucher crée cette collection jeunesse chez Flammarion. Il est adepte du courant de l’Education Nouvelle qui se développe dans plusieurs pays d’Europe au début du XXe siècle.

Ce courant de pensée prône une nouvelle approche pédagogique qui permet à l’enfant de se construire par le biais d’activités qui le stimulent et favorisent son autonomie, lui accordant ainsi davantage de liberté que dans les modes d’éducations en cours à l’époque.

C’est dans cette optique qu’il choisit pour emblème de sa collection de livres jeunesse un Castor… En effet, les castors sont de bâtisseurs tout comme les livres qu’il voit comme une aide aux enfants pour se construire.

Dans les albums du Père Castor l’accent est mis particulièrement sur l’esthétique des illustrations. Paul Faucher considère que les premières images exposées aux enfants se gravent dans leur mémoire et forgent leur vision de la beauté.

Mais il y a une deuxième raison à ce choix du castor comme emblème de sa collection. Il est l’un des seuls animaux qui s’occupe également de ses enfants handicapés.

Paul Faucher souhaite ainsi s’adresser à tous les enfants, valides ou non, selon le modèle d’un de ses mentors, l’éducateur tchèque Frantisek Bakulé

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